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Mon expèrience du jeûne

Bonjour à toi,

 

Si tu es abonné.e à mon compte sur les réseaux sociaux tu as pu suivre mon aventure du jeûne ces dernières semaines. C’était une première pour moi, et comme c’est un outils précieux pour la santé je voulais te partager plus longuement mon vécu ici, avec toutes les informations à connaître sur cette technique naturopathique.

 

L’origine du jeûne
J’avais déjà écrit un article sur le sujet, mais je t’en redis un peu plus ici.
Le jeûne est une vraie démarche holistique, qui invite à une exploration de ses propres besoins et désirs, une reconnexion au corps et au cœur.
Il est traditionnellement usité au sein des traditions religieuses, avec le ramadan, le carême, Yom Kippour, jour maigre… Avant la révolution agricole et industrielle, il n’était pas rare de subir des famines et pénuries qui obligeaient à la restreinte alimentaire. Aujourd’hui, en occident encore plus, l’heure est à l’abondance. Il nous est difficile de réduire les quantité, ce qui pourrait être pris comme un signe de pauvreté, de manque. La réduction alimentaire nous renvoie aux périodes de guerres, de famines, douloureuses et nous met face aux pays du tiers-monde avec l’image des enfants rachitiques. Pourquoi se priver volontairement ?
Heureusement les temps changent, les regards tendent à évoluer sur cette pratique, même si beaucoup la décrient encore (comme toute pratique radicale). En Russie et en Allemagne, des cliniques spécialisées proposent le jeûne encadré par le corps médical. Il peut être prescrit par le médecin et même pris en charge. En France, dans certaines cliniques le jeûne est indiqué lors des traitements de chimiothérapie, ce qui ralentit la croissance des cellules cancéreuses. Il peut aussi accompagner des traitements dans les cas d’asthme, allergie, maladies cardio-vasculaires, troubles métaboliques, problèmes hépatiques… on parle alors de jeûne thérapeutique.

Pour une première expérience, il est conseillé de se diriger dans un centre où votre séjour sera encadré par des professionnels, en toute sécurité, avec la force du groupe. Veiller à choisir sérieusement le lieu auprès de la fédération francophone de Jeûne et Randonnée.

 

Les effets du jeûne sur le corps :
    – Économie d’énergie mécanique, digestive et nerveuse,
    – Autorégulation de la flore intestinale,
    – Régénération des cellules de la paroi intestinale,
    – Détoxination et détoxication des organes,
    – Augmentation de l’efficacité du système immunitaire.

 

Les conditions du jeûne :
    – Avoir une bonne vitalité,
    – S’être bien préparé,
    – Ne pas avoir de contrindications (Diabète type 1, reins fragiles, myopathie, tuberculose, cancer généralisé, grossesse, anorexie, peur…).

 

Les différentes sortes de jeûne :
    – Jeûne sec : sans aucun apport (cette pratique n’est pas faite pour tous.tes, sans contrôle médical),
    – Jeûne hydrique : eau de qualité à volonté,
    – Jeûne Buchinger : jus de fruits et légumes, bouillons, tisanes et eau à volonté,
    – Autres : monodiétes, jeûne intermittent.

 

En résumé le jeûne :
    – Est un comportement naturel,
    – Est choisi,
    – Permet de vivre sur ses propres réserves,
    – Implique le corps, l’esprit, l’âme,
    – Permet de rester en forme ou la retrouver,
    – De revoir nos habitudes alimentaires et les changer.

 

Quand le corps est chargé d'humeurs impures, faites-lui supporter la faim. Elle dessèche et purifie.

Hippocrate

Comment suis-je venue à cette décision ?
Le jeûne avant ma formation, je n’avais pas vraiment d’idée exacte du principe ni de l’intérêt, je voyais surtout cela comme une privation, une technique un peu folle. Pourquoi s’infliger ça quoi ? C’est lors de mes cours d’hygiène vitale que tout est devenu plus clair, j’ai découvert tout l’intérêt de cette pratique, qui a piqué mon intérêt avec le souhait de l’expérimenter une fois prête. Je dis “prête” car oui on ne se lance pas comme ça dans un jeûne d’une semaine, il faut être prêt mentalement, disponible etc… En avril, avec une collègue naturopathe on se rancarde pour planifier cette semaine de jeûne que l’on vivrait ensemble. Vivre cette expérience avec elle était déjà bien rassurant, elle-même étant déjà une adepte et surtout j’étais prête à me lancer pour mettre au repos mon corps, faire une pause…

 

Pour commencer on se prépare bien :
Lorsqu’on se lance dans un jeûne, il y a une étape primordiale : la préparation, c’est-à-dire la descente alimentaire. Il est important de préparer notre organisme et notre esprit à cette période d’abstinence, on aura besoin d’autant de jours de préparation que de jours de jeûne.
Dans mon cas, j’ai respecté une semaine de descente alimentaire, voici un tableau récapitulatif :

 

J-7    Suppression des excitants (thé, café), chocolat, alcool, protéines animales
J-6 & J-5    Suppression des légumineuses, produits laitiers et œufs.
J-4    Suppression des céréales et produits dérivés.
J3    Suppression des oléagineux et huiles végétales.
J2 & J1    Consommation exclusives de légumes et fruits

 

Alors je ne vais pas te le cacher, j’ai fait un écart pendant ma descente, pas pu résisté au chocolat, mais c’est ok j’ai préféré ça à la frustration. Le jeûne ou sa préparation ne doit pas être vécu comme un supplice, il est important d’être à l’écoute de son corps mais aussi de ses limites.
Après avoir fini la semaine de descente, l’heure des réjouissances est arrivée : la purge. Pour entrer dans le jeûne sereinement et limiter les effets secondaires, il est conseillé de se purger, c’est-à-dire enlever le maximum de résidus encore présents dans l’intestin. Pour ma part, j’ai choisi la purge au sel de Nigari (que j’avais dans les placards), on mélange 30g de sel dans 1/2L d’eau qu’on boit sans attendre. Que ce soit du sulfate ou chlorure de magnésium, les deux ont un pouvoir laxatif et permettent de nettoyer l’intestin.
Pour maximiser la purge j’ai enchainé avec un lavement à l’aide d’une bock à lavement avec une infusion de camomille romaine.

 

Me voici donc prête pour le jeûne. Vendredi midi, j’ai pris mon dernier repas composé uniquement de fruits et légumes crus. Le soir, préparation d’un bouillon de légumes : carottes, choux rouge, pomme de terre, herbes aromatiques. Cette boisson m’accompagnera les deux premiers jours en plus des tisanes et jus frais. Ces deux jours, j’étais en compagnie de monsieur qui lui vivait sa vie normale, avec en prime un tacos le dimanche soir. C’est là qu’on est mis face à notre volonté, d’où l’importance d’effectuer son jeûne dans un environnement adapté loin de toutes distractions.

Lundi je rejoins mon amie Carine, qui a commencé son jeûne comme moi. Me voici à la campagne, dans un cadre approprié au repos, avec pour seule distraction deux chats adorables.

 

Pour résumer rapidement la semaine, nous avons marché, un peu, pratiqué le yoga, tous les jours, larvé au soleil, beaucoup, lu, discuté, cueilli des plantes sauvages et galéré avec l’extracteur de jus… Ce fut une belle semaine.
Pour t’en dire un peu plus sur mon vécu, j’ai peu dormi la nuit pendant le séjour, des nuits agitées comme d’habitude, avec cette fois des réveils aux aurores et quelques insomnies. Ça fait partie des effets du jeûne, le besoin du corps en sommeil diminue. L’avantage c’est qu’on a toute la journée pour récupérer.
Concernant la sensation de faim, j’ai pu la ressentir surtout les premiers jours, avec un ventre qui gargouillait de temps à autre. Mais surtout c’est mon mental qui était obsédé par la nourriture, j’ai passé mon temps à regarder des recettes, mon petit côté sado.
Niveau désagrément, je n’ai ressenti aucun effet indésirable, pas de maux de tête, pas de nausée, seulement des vertiges lorsque je me relevai trop vite, ce qui est dû au manque de minéraux et vitamines.
Du point de vue émotionnel, je m’attendais à un possible bouleversement, on dit que pour un jour de jeûne, on nettoie une année de mémoire émotionnelle. Idem rien à signaler.
Pour ce qui est de l’évolution du poids, on s’attend évidement à une perte de poids, bien que ce ne soit pas l’objectif du jeûne. J’ai bien senti les kilos s’envoler, surtout devant le miroir. Cette perte de poids ne sera pas conservé, mais elle permet de repartir sur des bases saines et de changer certaines habitudes de vie et d’alimentation.


Voici la fin de cette expérience du jeûne
Pour sortir du jeûne, il faut écouter les signaux du corps et de l’esprit, parfois il est possible de rallonger l’expérience. Dans notre cas, le planning ne collait pas mais je suis convaincue qu’un jour ou deux de plus auraient été possibles.
Pour la sortie, il est nécessaire de réactiver le système digestif et notamment son péristaltisme (à l’arrêt jusqu’à présent). Pour cela nous avons fait trempé des pruneaux et des graines de lin dans un verre d’eau, on profitera alors des mucilages dégagés par le lin pour notre intestin. J’ai pris cette composition avant les trois premiers repas de ma reprise, jusqu’à obtenir des selles correctes, moulées. Notre premier repas nous l’avions composé de plantes sauvages issues de notre cueillette, de pommes de terre cuites, de carottes râpées, nature, honnêtement c’était pas un repas plaisir, on s’est bien rattrapé le lendemain.
Et comme je l’ai dit en début d’article, la préparation est très importante mais la sortie également pour ne pas brusquer le corps. Alors c’est parti on reprend le premier tableau et on insère à l’inverse les aliments au fur et à mesure. Cette réintégration progressive rallongera les effets du jeûne et ancrera positivement ses bienfaits. Idéalement on peut même la rallonger en augmentant des jours d’alimentation végétale. Pour cette semaine de reprise je me suis bien fait plaisir une foi rentrée à la maison, avec des buddha bowl, des petits pains marocains fourrés dont j’avais rêvé pendant le jeûne.

Pour conclure, je me suis vraiment plu dans cette première expérience du jeûne. Ayant un rapport très émotionnel à l’alimentation, je n’aurai pas imaginé le vivre aussi bien, surement que le moment était bien choisi et la préparation réussie.

Mon objectif pour cette année est d’en réaliser un deuxième à l’automne et d’intégrer régulièrement des jours de jeûne. On dit que les bienfaits d’un jeûne d’une semaine sont valable sur six mois alors rdv dans six mois.


Si tu es intéressée par cette technique mais ne sait pas trop comment t’y prendre, je t’invite à te faire accompagner pour que cette expérience soit aussi bien vécue que moi. Je t’invite aussi à me partager ton retour d’expérience ici ou tes réflexions sur cette pratique.


A bientôt,

Maëva.

Maëva Mazin, Naturopathe

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Naturopathe, éducatrice de santé, vous découvrirez des articles pour reprendre en main votre santé, vous accompagner vers le mieux-être mais pas seulement. Je vous partage également mon univers, mes réflexions, expérimentations...
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